La galerie du palais ou L'amie rivale
Description
Aronte. Enfin je ne le puisĀ : que veux-tu que j'y fasseĀ ? Pour tout autre sujet mon maitre n'est que glaceĀ ; elle est trop dans son coeurĀ ; on ne l'en peut chasser, et c'est folie a nous que de plus y penser. J'ai beau devant les yeux lui remettre Hippolyte, parler de ses attraits, elever son merite, sa grace, son esprit, sa naissance, son bienĀ ; je n'avance non plus qu'a ne lui dire rienĀ : l'amour, dont malgre moi son ame est possedee, fait qu'il en voit autant, ou plus, en Celidee. Florice. Ne quittons pas pourtantĀ : a la longue on fait tout. La gloire suit la peineĀ : esperons jusqu'au bout. Je veux que Celidee ait charme son courage, l'amour le plus parfait n'est pas un mariageĀ ; fort souvent moins que rien cause un grand changement, et les occasions naissent en un moment. Aronte. Je les prendrai toujours quand je les verrai naitre. Florice. Hippolyte, en ce cas, saura le reconnoitre.